Résumé de Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

Ce que le jour doit à la nuit 

Algérie, années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.

Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noir. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : « les doigts de la fourche », comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Émilie, une « princesse » que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance…

Avis d’Aliastasia

Ce que le jour doit à la nuit est le premier roman de Yasmina Khadra que je lis et c’est un très beau roman. Magnifique même !  Je me suis laissée emportée par l’oeuvre, richement détaillée et réaliste. L’auteur a une plume poétique, tellement fluide que les pages se lisent pratiquement toutes seules. Dans Ce que le jour doit à la nuit, on découvre une Algérie sous un nouvel angle, belle, et éblouissante; une Algérie française avant son indépendance. L’auteur nous la décrit d’une manière mélancolique et nostalgique, une Algérie que peu de personnes connaissent.

Yasmina Khadra nous raconte les tourments du personnage principal dans un environnement bouleversé pas l’histoire du pays. Nous suivons un jeune garçon, Younes (Jonas) depuis 1930 jusqu’à 1962. Son histoire est une suite de mauvaises circonstances. Suivant son évolution, on partage avec lui, misère, colère, malchance mais aussi l’amour, l’amitié, et l’épanouissement. L’auteur s’attache à décrire le destin tourmenté d’un homme prisonnier entre deux mondes, entre deux cultures, entre ses sentiments et ses engagements moraux avant et pendant le drame de la guerre d’Algérie. Un Algérien en quête d’identité dans son propre pays…

Indépendamment de l’histoire d’amour, qui est le fil conducteur du livre, les autres personnages sont tout aussi importants et tout aussi attachants. Le dernier chapitre est un superbe résumé du roman. Empreint d’une note poétique magnifique où se mêlent émotions et sentiments, l’auteur sublime l’amour de toutes les façons possibles : amour pour une femme, amour entre amis et amour pour un « paradis perdu », l’Algérie française.

Toutefois, il y’a certains points que j’aurais voulu qu’ils soient plus claires. Qu’est-il advenu des parents biologiques et de la soeur de Younes ? C’est dommage qu’on ait pas eu plus de clarté là-dessus, je me suis vraiment accroché à ces personnages là.

Hormis ce point là, le roman est une merveille, que je conseille à tout le monde de découvrir.

Extraits :

« Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle… Regarde autour de toi, consulte l’Histoire, attarde-toi sur la terre entière et dis-moi ce que sont les hommes sans les femmes, ce que sont leurs voeux et leurs prières quand ce ne sont pas elles qu’ils louent… que l’on soit riche comme Crésus ou aussi pauvre que Job, opprimé ou tyran, aucun horizon ne suffirait à notre visibilité si la femme nous tournait le dos. »

« Si une femme t’aimait, Younes, si une femme t’aimait profondément, et si tu avais la présence d’esprit de mesurer l’étendue de ce privilège, aucune divinité ne t’arriverait à la cheville. »

« Lorsqu’on ne trouve pas un sens à son malheur, on lui cherche un coupable. »

« La vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche ou on le regarde passer sur le quai, et il n’est pire tragédie qu’une gare fantôme. »

Note : 4,5/5 

  • Date de parution : 09/2009
  • Éditeur : Pocket
  • Nombre de pages : 448

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