Résumé du livre Le Journal d’Anne Frank

Le Journal d’Anne Frank

 » Je vais pouvoir, j’espère, te confier toutes sortes de choses, comme je n’ai encore pu le faire à personne, et j’espère que tu me seras d’un grand soutien. « 

En 1942, la jeune Anne Frank a 13 ans. Elle vit heureuse à Amsterdam avec sa soeur Margot et ses parents, malgré la guerre. En juillet, ils s’installent clandestinement dans  » l’Annexe  » de l’immeuble du 263, Prinsenchracht. En 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Anne est déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, où elle meurt du typhus au début de 1945, peu après sa soeur. Son journal, qu’elle a tenu du 12 juin 1942 au 1e’août 1944, est un des témoignages les plus bouleversants qui nous soient parvenus sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.

Avis d’Aliastasia

Depuis longtemps, Le Journal d’Anne Frank suscitait en moi un intérêt grandissant. Je voulais découvrir de façon plus approfondie le vécu des Juifs en ces temps difficiles : l’occupation des Allemands Nazi sur les Pays-Bas. Je me suis penchée ces derniers temps sur l’histoire et la découvrir de cette façon fut une vraie claque. Comment les armées Allemandes sonnaient à chaque porte et demandaient s’il y avait des juifs dans la maison. Si oui, toute la famille doit les suivre sur le champs, et ils les emmenèrent dans des camps où ils les emprisonnèrent en attendant leur exécution; si non, ils poursuivirent leur chemin. Personne n’a pu se soustraire à son sort à moins de se cacher. Et c’est ce que la famille Frank a fait.

La famille Frank est une famille juif. Elle se réfugie dans une maison cachée à Amsterdam avec quatre autres clandestins juifs. L’ambiance ne fut pas de tout repos. Pendant plus de deux ans, ils vécurent ensemble en reclus, cachés, invisibles pour le monde extérieur. Le livre est raconté par Anne Frank, la deuxième fille des Frank. Quand, ils se sont enfuit pour se cacher, Anne avait 13 ans. Elle a tenu un journal, qu’elle appelle Kitty, où elle nous raconte son quotidien au sein de l’Annexe (la maison où ils se cachent). La vie dans l’Annexe ne fut pas facile ni pour elle ni pour les autres : disputes, conflits, cris, insultes, mauvaise ambiance, visages renfrognés, plaintes, etc. Les adultes comme les enfants, tous se chamaillent et se querellent, des fois pour des futilités. Tout le monde est à cran. Toutes ces criailleries provoquent beaucoup de tension et de fatigue au sein du groupe. Une tension due à l’attente et à l’espoir mais aussi à la peur. Et l’angoisse qu’ils ressentent lors des bombardements et la peur d’être découvert n’arrangent pas les choses. Néanmoins, chacun a retrouvé sa place et la cohabitation était structuré et bien organisée. Tout ce qu’ils espèrent c’est que tout cela se termine.

La situation dans le pays en dehors de l’Annexe est anarchique : cambriolages, vols et meurtres sont innombrables. Le moral de la population ne peut pas être bon, tout le monde a faim, les rations de la semaine suffisent à peine pour tenir deux jours. La guerre a causé une misère totale, du chagrin et  des dommages considérables. Ils attendent tous la fin de ces malheurs. Les juifs, aussi bien que les chrétiens et la terre entière, attendent, et beaucoup n’attendent que la mort.

Penchons-nous sur Anne maintenant, du haut de ses treize ans, elle se confit dans son journal de manière à vous faire émouvoir et nous raconte tout ce qui se passe dans sa vie. Anne est un sacré personnage, tantôt on retrouve une fille comme les autres, enfantine, impulsive; surtout quand elle se sent incomprise et tantôt une fille plus adulte et réfléchi dès qu’elle aborde des questions philosophiques : « A quoi bon cette guerre, pourquoi les gens ne peuvent-ils vivre en paix, pourquoi faut-il tout anéantir ? »

Anne m’a beaucoup émue, c’est une jeune fille pleine de vie et courageuse; dans le sens où malgré tout ce qu’il se passe, elle garde espoir, l’espoir de voir le débarquement, l’espoir de reprendre sa liberté et de retrouver une vraie vie. Chaque jour, Anne sens qu’elle se développe intérieurement, à devenir plus forte; que la libération est proche et qu’elle ne doit pas désespérée, ni se plaindre car les autres juifs n’ont pas eu la chance qu’ils ont eu et elle se sent triste à cause de cela. Elle pense souvent aux autres juifs emmenés et dès qu’un semblant de bonheur la traverse, elle se sent coupable car elle ne peut pas les aider, elle ne peut qu’assister à leur souffrance et prier Dieu pour eux. C’est une enfant bouillonnante de vie, obligée de se dissimuler avec sa famille pour échapper à la déportation.

Le Journal d’Anne Frank, reflète l’expérience d’une jeune fille apprenant à mieux se connaître et découvrant le monde qui l’entoure. Les sujets abordés, mise à part l’histoire terrible des juifs, sont d’actualité et bien analysé par Anne : l’amour, l’adolescence, le féminisme, la quête d’identité, etc. On ne peut qu’être admirative car du haut de ses 15 ans, Anne est devenue un symbole.

Passages préférés :

« Nous avons la possibilité d’arriver à quelque chose, nous avons beaucoup de raisons de croire à un avenir heureux, mais… nous devons le mériter. Et justement, c’est impossible d’y parvenir par la facilité. Mériter le bonheur, cela signifie travailler, faire le bien, ne pas spéculer ou être paresseux. La paresse peut sembler attrayante, le travail donne une vraie satisfaction. »

« Je me demande sans cesse s’il n’aurait pas mieux valu pour nous que nous ne nous chions pas, que nous soyons morts aujourd’hui pour ne pas avoir à supporter toute cette misère et surtout pour épargner les autres. Mais cette idée nous fait tous trembler, nous aimons encore la vie, nous n’avons pas encore oublié la voix de la nature, nous gardons encore espoir, espoir de tout. »

 Note : 4,5/5

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