Le Fantôme de L’Opéra – Gaston Leroux

Le Fantôme de L’Opéra

«Le fantôme de l’Opéra a existé. J’avais été frappé dès l’abord que je commençai à compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là.»

Avis d’Aliastasia

Qui ne connaît pas Le Fantôme de l’Opéra ou du moins la légende surprenante qui hante l’Opéra Garnier de Paris ? Je me suis plongée pour la première fois dans le roman culte de Gaston Leroux : Le Fantôme de l’Opéra. Un roman où la frontière entre réalité et fiction est très mince, au point de disparaître parfois… Jusqu’à présent, je reste encore dans le flou, a-t-il réellement existé ou ce n’est qu’une invention de l’auteur ? Je ne saurais dire. Je me suis documenté par-ci par-là et certains évènements qui se sont passés, des faits qui ont existé et qui existent encore aujourd’hui ont instauré ce doute en moi. Car ce supposé fantôme a existé : c’est ce cadavre qu’on a retrouvé au cours du chantier du Palais Garnier dans les années 1870, juste avant qu’on ne construise la gigantesque cuve d’eau, qui est toujours là, et qui s’étend sur 2000 mètres carrés sous l’Opéra. Cette cuve d’eau qu’on a surnommée le « lac », où le fantôme de l’opéra a établi sa demeure. Le lustre du Palais de 8 tonnes qui est tombé sur les spectateurs, cette loge numéro 5 toujours louée au nom du Fantôme de l’Opéra… Autant de phénomènes troublants qui concordent avec l’existence de ce fantôme.

Gaston Leroux a imaginé son fantôme en se basant sur des archives de l’Académie nationale de musique, sur des rapports de police, des lettres, etc. Il nous raconte comment il a pu acquérir la certitude que le Fantôme de l’Opéra a réellement existé. Tout le monde connait plus ou moins les grandes lignes de l’histoire : un soi-disant fantôme erre dans les coulisses de l’opéra Garnier et provoque accidents et disparitions lorsqu’on ne satisfait pas ses demandes: pendaison du machiniste, loge n.5 hantée, couacs dans le chant céleste de la cantatrice, chute d’un lustre dans le public, enlèvements et séquestration…

L’histoire du livre est à la fois cruelle et douce, une histoire d’amour et de musique. Où Erik alias le Fantôme de l’Opéra, un être cruel et plein de noirceur, au passé tourmenté à cause de sa laideur mais à l’esprit de génie, découvrit grâce à son amour – non réciproque – pour Christine Daaé, une part de lumière en lui-même. On est fasciné par l’antre du Fantôme et son génie malsain, on est touché par ses tourments et par ceux de Raoul, le vicomte de Chagny, l’amoureux de Christine, qui voit avec effroi sa promise se débattre avec son sombre mentor.

L’auteur a érigé tout un univers autour de l’Opéra, des nouveaux directeurs de l’Opéra qui ne savent pas s’ils doivent croire au fantôme ou encore les caprices de la diva Carlotta… Bref, Gaston Leroux nous emmène dans une histoire passionnante et intrigante.

Citation : « Mon ami, il y’a une vertu dans la musique qui fait que rien n’existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui vous viennent frapper le coeur. »

Note : 5/5 

  • Date de parution : 01/01/1975
  • Éditeur : Livre de poche
  • Nombre de pages : 342

 

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